Les Canadiens et leur argent : Pour bâtir un avenir financier plus prometteur

 

Stratégie nationale de littératie financière

III. Apprentissage continu

2. Au-delà de l'école

Que faire pour atteindre les gens qui ne vont plus à l'école, y compris les immigrants qui n'ont peut-être jamais fréquenté l'école au Canada? Nous avons considéré diverses possibilités pour faire avancer la cause de la littératie financière à l'extérieur de la salle de classe, depuis le milieu de travail jusqu'au marché des services financiers, ainsi qu'au niveau de la communauté et à la maison.

[TRADUCTION]
« Après qu'ils ont quitté l'école, il importe au plus haut point de chercher à rejoindre les gens là où ils vivent et travaillent, et de mettre en place des programmes adaptés à leurs besoins. Cette pertinence est essentielle : si l'information que vous leur transmettez ne les interpelle pas, ils n'en tiendront pas compte. Il faut trouver des 'périodes propices à l'apprentissage' où le public est réceptif à l'éducation financière. »

— VISA Canada

Bien que l'instruction que reçoivent les élèves à l'école puisse leur inculquer des connaissances financières de base, ils auront également besoin d'une formation continue et plus approfondie après avoir quitté l'école, et notamment d'un apprentissage qui sera tout particulièrement adapté à leurs nouveaux besoins financiers. Les affaires financières des jeunes sont relativement peu compliquées durant les années d'étude, et ils ont donc moins d'occasions de mettre en pratique certains concepts financiers (l'assurance, par exemple). À mesure que les gens vieillissent, leurs affaires financières deviennent plus complexes, de sorte qu'ils doivent avoir des connaissances financières plus étendues et plus approfondies.

Nous nous sommes penchés sur la possibilité d'offrir une formation financière au moment où les gens sont les plus susceptibles d'y être réceptifs. Les recherches montrent que les gens sont le plus intéressés à acquérir des connaissances financières lorsqu'ils ont à s'occuper de questions d'argent ou à prendre des décisions financières14. Parmi ces « moments propices à l'apprentissage », on peut mentionner le moment où le travailleur adhère à un régime de pension ou un régime d'épargne-retraite en milieu de travail, celui où le consommateur cherche à obtenir des conseils financiers ou envisage l'achat d'un produit ou d'un service financier, ou encore celui où l'individu présente une demande de prestations, vérifie son admissibilité vis-à-vis le programme concerné ou reçoit effectivement ses premières prestations. Les gens ne retiennent qu'une partie de ce qu'on leur enseigne, surtout lorsque le sujet ne les touche pas dans leur vie de tous les jours. C'est pourquoi le renforcement des connaissances et compétences financières doit se faire tout au long de la vie.

En milieu de travail

Le lieu de travail offre un excellent moyen de rejoindre un grand nombre de Canadiens de tous les milieux. Il s'agit par ailleurs d'un cadre pertinent car il est à la fois la principale source de revenu pour la plupart des gens et un endroit où ils peuvent être motivés à en apprendre davantage sur les questions financières.

[TRADUCTION]
« Il existe d'abondantes recherches indiquant clairement que les employés qui sont bien informés et maîtrisent leurs finances personnelles sont plus heureux dans leur vie familiale et communautaire, et plus efficaces et plus fiables au travail. »

— Faye Forbes-Anderson, participante aux consultations publiques

Selon les meilleures estimations disponibles, les employeurs canadiens prennent déjà en charge financièrement la majeure partie de la formation formelle et informelle que reçoivent les adultes en âge de travailler. Le plus souvent, cette formation est directement liée à l'acquisition de compétences professionnelles et à l'amélioration du rendement au travail. Toutefois, avec l'encouragement des gouvernements, les employeurs jouent de plus en plus un rôle dans la formation axée sur les compétences de base. Des projets en cours en Alberta visant à améliorer l'alphabétisation et la numératie dans les métiers spécialisés en offrent un exemple. De nombreux employeurs canadiens, souvent de concert avec les syndicats, offrent également des programmes destinés aux employés : services d'orientation, formation en milieu de travail, régime de retraite, ateliers de préparation à la retraite, etc.

Nous encourageons vivement les employeurs et les syndicats à joindre leurs efforts pour contribuer à l'amélioration de la littératie financière des employés et des syndiqués et de leur bien-être général. Aussi bien les employeurs que les travailleurs ne peuvent qu'en bénéficier. Les recherches indiquent qu'il y a une corrélation entre le bien-être financier et la productivité et l'attachement des travailleurs à leur emploi15.

Bien que bon nombre d'entreprises offrent déjà des cours de formation financière à leurs employés, tout indique qu'il y a encore beaucoup à faire, comme en témoignent les exemples suivants :

[TRADUCTION]
« Le secteur privé pourrait contribuer en intégrant la littératie financière (surtout en ce qui a trait aux instruments permettant d'épargner une partie des revenus d'emploi) dans la formation en milieu de travail et les services d'orientation offerts aux nouveaux employés. »

— Un participant aux consultations en ligne

  • Selon un sondage réalisé en 2006 par Desjardins Sécurité financière, près de la moitié des Canadiens estiment qu'ils ne reçoivent pas assez d'aide de leur employeur ou de leur syndicat pour se préparer à la retraite16.
  • Au cours de nos consultations publiques, on nous a dit que les employeurs pourraient aider davantage leurs employés à gérer leurs finances, plus particulièrement en ce qui a trait à la planification de la retraite. Les syndicats ont exprimé leur volonté de jouer un rôle accru dans la formation offerte à cet égard en milieu de travail.



Les gouvernements peuvent encourager l'adoption de pratiques exemplaires dans la formation en milieu de travail et faire connaître les résultats de recherches canadiennes et internationales consacrées à cette question. Nous croyons par ailleurs que le site Web national sur la littératie financière dont nous proposons la création (voir la recommandation 18) pourrait s'avérer un outil utile pour les employeurs et les conseillers en ressources humaines en mettant à leur disposition des tutoriels, des guides, des manuels à l'intention des formateurs et d'autres outils didactiques conçus pour le lieu de travail.

À lui seul, le secteur fédéral, qui comprend la fonction publique centrale, les agences et organismes publics, les forces armées, la Gendarmerie royale et les sociétés commerciales fédérales, emploie plus d'un demi-million de personnes. Les fonctionnaires fédéraux admissibles bénéficient actuellement d'un très bon programme de formation pour les aider à se préparer à la retraite.

Dans le cadre de ce programme, le gouvernement fédéral pourrait élargir la portée de l'apprentissage mis à la disposition de ses employés et développer leurs aptitudes financières dans d'autres domaines que la préparation à la retraite, et il pourrait leur offrir cette possibilité plus tôt dans leur parcours professionnel. Il pourrait en outre offrir des séminaires et des ateliers moins formellement structurés aux employés contractuels et aux étudiants.

Aux employés qui sont aux prises avec des difficultés financières, les programmes d'aide devraient offrir des services de conseils financiers personnalisés pour qu'ils puissent faire face aux crises. Tous les paliers de gouvernement devraient appuyer les efforts des entreprises du secteur privé qui offrent un apprentissage et des formations en finance à leurs employés, en passant en revue et en modifiant au besoin les mécanismes de financement pertinents afin que les programmes de littératie financière en milieu de travail soient admissibles à une aide fiscale. Les employés qui n'ont pas accès à un programme de littératie financière en milieu de travail devraient bénéficier d'une aide fiscale équivalente s'ils décident de suivre une formation de cette nature de leur propre chef.

RECOMMANDATION 6 Le Groupe de travail recommande que les employeurs incorporent l'initiation à la littératie financière dans leurs programmes actuels de formation et de communications en milieu de travail. À cette fin, le gouvernement du Canada et les gouvernements provinciaux et territoriaux devraient s'assurer que les programmes de littératie financière en milieu de travail soient admissibles aux aides fiscales. En leur qualité d'employeurs, les gouvernements devraient faire preuve de leadership à cet égard en instituant des programmes de littératie financière en milieu de travail destinés à aider leurs employés tout au long de leur carrière.
Le marché des services financiers

Nous encourageons vivement les fournisseurs de services financiers à continuer d'appuyer la littératie financière et à explorer les moyens d'accroître ce soutien encore davantage afin d'aider la stratégie nationale à atteindre ses objectifs. Ces entreprises ont l'influence, l'expertise et les contacts voulus pour offrir des programmes d'éducation financière à une part importante de la population. Elles devraient envisager le renforcement de la littératie financière comme un moyen d'améliorer leur image de marque, une bonne pratique commerciale et une responsabilité sociale. Nous souscrivons au principe énoncé par l'Organisation de coopération et de développement économiques, selon lequel l'éducation financière devrait faire partie intégrante de la bonne gouvernance des établissements financiers17.

En ce qui a trait à l'éducation des consommateurs, les institutions financières devraient traiter comme des « moments propices à l'apprentissage » ceux où les Canadiens doivent prendre des décisions financières en se renseignant sur les produits financiers ou s'apprêtent à signer un contrat relativement à un produit ou un service financier. Ce sont là des moments où les consommateurs ont besoin de renseignements utiles et objectifs sur les caractéristiques des produits afin de pouvoir comprendre les choix qui s'offrent à eux ainsi que leurs obligations.

Il importe que le personnel de première ligne reçoive une formation suffisante pour pouvoir aider les clients à comprendre l'information financière, surtout en ce qui concerne les engagements à long terme ou les produits auxquels peuvent être rattachées des conséquences financières non négligeables. Voici deux exemples afin d'illustrer notre propos :

  1. Les prêts à la consommation, les prêts hypothécaires, ainsi que le crédit (y compris des variantes comme les prêts sur salaire et les formules « achetez maintenant, payez plus tard »), ne devraient être approuvés qu'après une rencontre en personne entre le consommateur et le créancier, au cours de laquelle les détails de l'emprunt et le coût du crédit seraient soigneusement expliqués à l'emprunteur. Cela devrait s'appliquer également aux cosignataires.
  2. Dans le cadre de ce processus, il faudrait faire passer un test ou un questionnaire aux consommateurs afin d'évaluer leur compréhension et de relever leur prise de conscience. Morrison et Oxoby18 ont constaté que les gens sont plus susceptibles de démontrer un niveau de sensibilisation financière accru et d'ajuster leur comportement en conséquence après avoir rempli un questionnaire de littératie financière comportant 10 questions. D'un point de vue tactique, cela illustre une fois de plus l'importance de l'éducation lorsque les personnes doivent prendre des décisions financières.
RECOMMANDATION 7 Le Groupe de travail recommande que les fournisseurs de services financiers attachent une grande importance à la communication d'informations à caractère éducatif et veillent à ce que les Canadiens puissent comprendre pleinement ces informations aux moments où ils y sont le plus réceptifs, afin qu'ils soient amenés à prendre des décisions financières responsables.
Le rôle des conseils fournis par des professionnels

Le Groupe de travail croit que les conseils donnés par les professionnels financiers doivent répondre à des normes rigoureuses, plus particulièrement en ce qui a trait à la transparence de la rémunération et aux qualifications professionnelles. Ces professionnels jouent un rôle important du fait qu'ils aident les Canadiens à prendre des décisions financières. Nous croyons qu'il faudrait faire la promotion du rôle consultatif des institutions financières et des spécialistes financiers. De nombreux Canadiens se fient aux conseils des spécialistes du secteur financier et en bénéficient. Selon les résultats du sondage mené en 2009 par Ipsos Reid sur l'Indice ACVM des investisseurs19, plus de la moitié des répondants qui avaient cherché à obtenir de l'information sur les placements ont indiqué qu'ils avaient eu recours à un conseiller financier.

[TRADUCTION]
« L'un des éléments les plus importants des connaissances financières que les Canadiens devraient posséder, c'est de savoir quand il faut demander de l'aide lorsqu'on prend une décision financière et comment évaluer la qualité des conseils reçus. »

— Doreen E. Malone, comptable agréée, participante aux consultations publiques

Comme les produits financiers deviennent plus complexes et les personnes assument une part de responsabilité accrue en ce qui a trait à leur épargne-retraite, nous croyons qu'on peut faire plus pour mieux informer les Canadiens en ce qui concerne le recours aux conseils de professionnels pour améliorer leurs affaires financières actuelles et futures. La planification de la retraite et la gestion de la succession sont des exemples d'activités à l'égard desquelles les consommateurs peuvent bénéficier de l'aide d'un expert en finance.

Le gouvernement du Canada peut jouer un rôle à cet égard. Il devrait déployer un effort concerté pour sensibiliser les consommateurs au fait que les conseils de spécialistes en finance peuvent les aider dans la planification et la prise de décisions financières. Il pourrait le faire au moyen, par exemple, du site Web national sur la littératie financière que nous proposons (voir la recommandation 18). Les messages devraient porter principalement sur les sujets suivants :

  • d'un point de vue général, le pour et le contre de la sollicitation de conseils financiers professionnels;
  • le rôle et les obligations des experts en finance, notamment en ce qui a trait à l'évaluation des besoins des clients, à la détermination de leurs objectifs, à la préparation des plans de retraite et à la répartition de l'épargne des clients entre différents instruments de placement en fonction de leur profil de tolérance au risque;
  • comment chercher et choisir un professionnel qualifié pour obtenir des conseils financiers;
  • les questions qu'on doit poser en priorité lorsqu'on choisit un fournisseur de services financiers;
  • les diverses accréditations et titres professionnels dans le domaine financier.

Le site Web des Autorités canadiennes en valeurs mobilières comprend un module intitulé « Connaître votre conseiller financier », où l'on peut trouver des questions à poser à un conseiller avant de retenir ses services. Le site comprend également une page où se trouve le « moteur de recherche national de renseignements sur l'inscription », qui permet de vérifier si un conseiller particulier est enregistré. Le site Web de l'Investor Education Fund (www.getsmarteraboutmoney.ca) est une autre excellente source de renseignements de même nature.

RECOMMANDATION 8 Le Groupe de travail recommande que le gouvernement du Canada, en collaboration avec les partenaires, fournisse des outils propres à aider les Canadiens à mieux se renseigner sur le rôle et les effets positifs des conseils financiers offerts par les professionnels, ainsi que sur la façon de choisir un professionnel en matière financière.
Les programmes du gouvernement du Canada

Le gouvernement du Canada est dans une situation idéale pour fournir des renseignements et des services. Grâce à l'étendue de son autorité et de son influence, il peut faire appel aux programmes et services sociaux en place pour dispenser une formation financière de base aux Canadiens. Nous indiquons comment il pourrait procéder dans les pages suivantes.

[TRADUCTION]
« Selon nous, le rôle du gouvernement n'est pas de partir de zéro, mais de comprendre tous les éléments déjà en place et d'essayer d'apporter son aide, que ce soit par des activités de promotion ou en informant les gens des programmes disponibles […] Nous croyons que le gouvernement du Canada doit montrer l'exemple. »

— St. John's Board of Trade

Transferts financiers

Les activités financières du gouvernement du Canada touchent presque tous les Canadiens. En voici des exemples :

  • les déclarations d'impôt annuelles;
  • les prestations d'assurance-emploi;
  • les prestations de la Sécurité de la vieillesse;
  • le Régime de pensions du Canada;
  • la Prestation universelle pour la garde d'enfants.

Certains programmes s'adressent à des groupes qui sont plus à risque d'avoir un faible niveau de littératie financière et un accès limité aux renseignements financiers et à l'aide financière.

[TRADUCTION]
« Nous croyons que le gouvernement a un rôle de premier plan à jouer en fournissant des fonds pour l'élaboration, la mise en oeuvre et l'évaluation des programmes présentés dans divers formats et médias. Nous croyons également que le gouvernement doit veiller à ce que les programmes gouvernementaux actuels et nouveaux, tels le REEE et le Bon d'études canadien, soient bien compris. »

— Vancity Credit Union


Les résultats de l'Enquête canadienne sur les capacités financières de 2009 indiquent que les Canadiens à faible revenu ou démunis, de même que les familles avec enfants – soit les groupes visés par certaines prestations et programmes du gouvernement fédéral – sont plus susceptibles d'être au nombre de ceux qui ont besoin d'aide relativement à quatre des cinq domaines de la capacité financière.

Étant donné le rôle important que joue le gouvernement dans la vie économique des Canadiens, nous croyons que celui-ci devrait s'employer à relever la capacité des citoyens à s'y retrouver dans les programmes sociaux. À cette fin, nous recommandons que le gouvernement se serve des programmes de prestations actuels pour relever le niveau de littératie financière des Canadiens. Tout comme l'évaluation des répercussions environnementales fait maintenant partie du processus de mise au point et d'analyse des politiques au sein du gouvernement du Canada, de même la littératie financière devrait être un autre prisme servant à examiner les nouvelles propositions ou les modifications aux projets fédéraux concernant les finances des ménages.

RECOMMANDATION 9 Le Groupe de travail recommande que le gouvernement du Canada fasse la promotion de la littératie financière au moyen de programmes fédéraux qui sont en contact direct avec la population (assurance-emploi, Sécurité de la vieillesse, Régime de pensions du Canada, Prestation universelle pour la garde d'enfants, etc.), et que les gouvernements provinciaux et territoriaux fassent de même dans le cadre de leurs programmes respectifs.

Programme canadien de prêts aux étudiants

Par l'entremise du Programme canadien de prêts aux étudiants (PCPE), le gouvernement du Canada collabore avec la plupart des provinces et des territoires en vue de fournir une aide financière aux étudiants postsecondaires à temps plein et à temps partiel qui y sont admissibles. Le gouvernement fédéral assume jusqu'à 60 % des besoins évalués, et les 40 % restants peuvent être comblés au moyen des prêts étudiants provinciaux ou territoriaux. Après avoir terminé ou abandonné leurs études, les bénéficiaires signent un contrat de remboursement. Les étudiants peuvent également recevoir, dans le cadre de ce même processus de demande de prêt, des bourses qu'ils n'ont pas besoin de rembourser.



[TRADUCTION]
« Nous constatons qu'un grand nombre d'étudiants ne savent pas quand ils doivent commencer à rembourser leurs prêts. Ils ne savent pas à quel moment l'intérêt commence à courir […] et ils ne se rendent pas compte que le gouvernement offre une assistance pour les aider à les rembourser, notamment au moyen du Programme d'aide au remboursement. La raison pour laquelle cela est un problème, c'est que, s'ils ne comprennent pas la fonction du programme de prêts étudiants et des autres instruments d'aide financière qui sont disponibles, ils risquent de prendre de mauvaises décisions lorsque vient le temps de choisir comment financer leurs études. »

— University of Prince Edward Island Student Union

Les résultats d'un récent sondage national20 réalisé par l'Alliance canadienne des associations étudiantes auprès de 14 587 étudiants universitaires du premier cycle à temps plein indiquent que la population ciblée par le programme est mal renseignée sur le PCPE. Par exemple, seulement 31 % des répondants savaient qu'une vérification de crédit pouvait être effectuée pour établir leur admissibilité, et seulement 23 % d'entre eux savaient que les intérêts sur les prêts étudiants commencent à courir immédiatement après l'obtention du diplôme.

L'obtention d'un prêt pour financer les études postsecondaires est l'une des premières grandes décisions financières prises par les jeunes Canadiens. Les montants empruntés ne peuvent certainement pas être qualifiés d'« argent de poche » : on estime que 4,3 millions d'étudiants ont reçu près de 32 milliards de dollars en prêts depuis la création du PCPE en 196421. Les jeunes Canadiens doivent posséder des connaissances financières de base afin d'être en mesure de gérer cette dette.

Étant donné la nature du PCPE, le gouvernement du Canada, en partenariat avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, devrait y intégrer un volet de littératie financière obligatoire destiné aux étudiants auxquels un prêt est accordé. Des renseignements sur la question de l'endettement pourraient également être mis à la disposition des étudiants au moment de la demande de prêt ou à l'étape du remboursement.


[TRADUCTION]
« Il faudrait que les étudiants emprunteurs reçoivent obligatoirement des conseils à propos du crédit. Si cette suggestion a une portée trop étendue, il faudrait au moins que des conseils de ce genre soient offerts aux étudiants qui empruntent des montants dépassant un plafond donné. »

— Connie Gibbs, participante aux consultations publiques

Des mesures de ce genre existent déjà aux États-Unis. Le programme fédéral américain d'aide aux étudiants (U.S. Federal Student Aid Program) a établi des normes minimales relativement aux conseils que les candidats aux emprunts doivent recevoir, et a mis en place des mécanismes de sensibilisation pour que les étudiants reçoivent des renseignements de base au sujet de leurs emprunts, en plus des conseils qu'ils reçoivent à la fin de leurs études.

En guise de premier pas dans cette direction, la direction responsable des prêts étudiants au ministère des Ressources humaines et Développement des compétences Canada a récemment mis sur pied un projet pilote en vertu duquel les étudiants participant au PCPE reçoivent des conseils au début et à la fin des études.

En guise de premier pas dans cette direction, la direction responsable des prêts étudiants au ministère des Ressources humaines et Développement des compétences Canada a récemment mis sur pied un projet pilote en vertu duquel les étudiants participant au PCPE reçoivent des conseils au début et à la fin des études.

RECOMMANDATION 10 Le Groupe de travail recommande que le gouvernement du Canada, en collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, incorpore au Programme canadien de prêts aux étudiants un volet de littératie financière destiné aux étudiants bénéficiant d'une aide financière.

Stratégie emploi jeunesse

Le gouvernement du Canada soutient depuis 1997, dans le cadre de la Stratégie emploi jeunesse (SEJ), des initiatives de formation qui s'adressent aux Canadiens âgés de 15 à 30 ans et sont axées sur l'acquisition des compétences et sur les possibilités de développement de carrière. La SEJ offre notamment ce qui suit :

[TRADUCTION]
« Des initiatives de littératie financière devrait être intégrées dans les divers programmes d'emploi et stratégies pour la jeunesse aux niveaux fédéral, provincial et municipal. Par exemple, l'éducation financière de base pourrait être offerte à tous les étudiants et dans tous les organismes qui participent au programme canadien d'emplois d'été ou qui bénéficient des incitatifs offerts par la Stratégie emploi jeunesse. »

— Carrefour Jeunesse-Emploi de Côte-des-Neiges

  • des subventions salariales versées aux employeurs des autres paliers de gouvernement, au secteur bénévole et aux petites entreprises pour les aider à créer des emplois enrichissants pour les étudiants à la recherche d'un emploi d'été et pour ceux qui viennent de recevoir un diplôme collégial ou universitaire;
  • un appui aux programmes de formation et de planification de l'emploi qui s'adressent aux jeunes confrontés à des obstacles sociaux ou économiques, y compris les jeunes Autochtones et les jeunes handicapés, les jeunes chefs de famille monoparentale et les jeunes issus de familles à faible revenu;
  • des stages de travail dans les ministères et organismes fédéraux.

Nous croyons que le gouvernement du Canada devrait faire de la formation en littératie financière une activité admissible aux termes des programmes de la SEJ. Cela permettrait à cette discipline d'être intégrée dans un vaste ensemble de programmes et de services locaux. Les moments où les jeunes acquièrent une expérience de travail et préparent leur carrière constituent des occasions idéales, car ils se prêtent tout particulièrement à l'apprentissage de la gestion d'un budget et de la planification des finances personnelles.

Les organisations partenaires de la SEJ qui appartiennent aux secteurs bénévole, public et privé devront peut-être accroître leurs ressources pour être en mesure d'offrir des renseignements et des formations en finance aux participants à la SEJ. Par exemple, elles devront peut-être former leur personnel des ressources humaines pour qu'il puisse offrir un atelier de littératie financière, financer le recours aux services de formateurs externes ou mettre au point des outils d'information que les jeunes pourraient consulter de façon autonome.

RECOMMANDATION 11 Le Groupe de travail recommande que le gouvernement du Canada fasse en sorte que les programmes de littératie financière destinés aux jeunes Canadiens soient admissibles à une aide financière dans le cadre de la Stratégie emploi jeunesse.

Stratégie pour les Autochtones vivant en milieu urbain

Afin d'améliorer les perspectives des Autochtones vivant dans les villes et d'accroître leur autonomie, le gouvernement du Canada a mis en place la Stratégie pour les Autochtones vivant en milieu urbain (SAMU) en 1997. Les Autochtones constituent l'un des segments les plus jeunes de la population canadienne, et aussi l'un de ceux qui connaissent la croissance la plus rapide, surtout dans les milieux urbains : aujourd'hui, près de 50 % des Autochtones résident dans les grandes villes22. Bon nombre d'Autochtones urbanisés sont aux prises avec divers problèmes dans la recherche d'un logement convenable ou d'un emploi adéquat, notamment.

Dans le cadre de la SAMU, le gouvernement du Canada crée des partenariats avec d'autres instances gouvernementales, des groupes communautaires et des Autochtones pour appuyer des projets locaux. La SAMU met l'accent sur 13 villes désignées : Vancouver, Prince George, Calgary, Edmonton, Lethbridge, Saskatoon, Prince Albert, Regina, Thompson, Winnipeg, Thunder Bay, Toronto et Ottawa. Elle concentre son action sur trois domaines prioritaires :

  1. l'amélioration des connaissances pratiques, – les activités subventionnées comprenant par exemple des programmes de mentorat, des camps d'été, des services de transition pour les étudiants et leur famille ainsi que des programmes de leadership;
  2. la promotion de la formation et l'acquisition de compétences professionnelles ainsi que de l'entrepreneuriat; and
  3. l'appui aux femmes, aux enfants et aux familles autochtones.

La SAMU cherche également « à mieux coordonner l'action du gouvernement du Canada afin d'optimiser les investissements et d'harmoniser davantage les programmes fédéraux avec ceux des provinces et des municipalités23 »

Le financement de la SAMU devrait être passé en revue et possiblement renouvelé en 2011-2012. Nous recommandons que le gouvernement profite de cette occasion pour conférer à la littératie financière un rang de priorité élevé parmi les futurs projets liés à la SAMU. On assurerait ainsi aux Autochtones vivant dans les villes d'un bout à l'autre du pays un accès élargi aux moyens qui leur permettront de perfectionner cette compétence essentielle à leur réussite en milieu urbain.

RECOMMANDATION 12 Le Groupe de travail recommande que le gouvernement du Canada, dans le cadre du renouvellement de la Stratégie pour les Autochtones vivant en milieu urbain (SAMU) en 2011-2012, fasse en sorte que les programmes de littératie financière destinés aux jeunes Autochtones canadiens soient admissibles à l'aide financière.

Immigrants récents

[TRADUCTION]
« Pour de nombreuses familles qui immigrent au Canada à l'âge adulte, l'éducation au sujet des particularités des systèmes financiers et des institutions financières du Canada est essentielle, par exemple en ce qui concerne le système de crédit, le système hypothécaire et d'autres instruments d'épargne et d'investissement. Il y a beaucoup à apprendre, même pour un nouvel immigrant éduqué. »

— Un participant aux consultations en ligne

Le gouvernement du Canada dispose de nombreux programmes pour aider les immigrants récents à s'intégrer dans l'économie canadienne. Parmi ces initiatives figurent des services d'orientation (disponibles à l'étranger et au Canada), le Programme d'établissement et d'adaptation des immigrants et le Cours de langue pour les immigrants au Canada, qui sont parrainés par Citoyenneté et Immigration Canada et menés en partenariat avec des organismes du secteur bénévole.

Bien qu'ils offrent une variété de renseignements utiles, ces programmes n'ont qu'un contenu assez limité en ce qui concerne l'information sur le marché canadien des services financiers ou la littératie financière. L'Enquête canadienne sur les capacités financières de 2009 semble indiquer qu'en comparaison des personnes nées au Canada ou de celles qui y résident depuis longtemps, les immigrants récents sont moins susceptibles d'avoir accès à des services financiers de base et sont moins confiants lorsqu'ils prennent des décisions financières au sujet de produits et services disponibles au Canada.

[TRADUCTION]
« Bien qu'une bonne partie des ressources destinées aux immigrants récents soit offerte par le secteur bénévole, un part importante est également financée par l'État. Les services d'aide à l'installation, la formation axée sur l'employabilité et les cours de langue seconde sont des moyens qu'on pourrait utiliser pour leur transmettre des connaissances financières. »

— Groupe financier Banque TD

Dans le cadre de discussions avec le Groupe de travail, des représentants d'organismes d'aide aux immigrants ont admis que leur clientèle avait besoin de se familiariser avec les questions financières, mais ils ont ajouté qu'ils n'avaient pas, à l'heure actuelle, les moyens de former le personnel ou de financer les programmes qui leur permettraient d'offrir à leurs clients une information ou une instruction plus abondantes en la matière24. L'organisation Social and Enterprise Development Innovations (SEDI) offre actuellement un programme pilote de « formation des formateurs » afin de renforcer les capacités des organisations d'aide aux immigrants pour qu'elles puissent fournir à leur clientèle des renseignements sur les questions financières et un apprentissage lié aux aptitudes financières.


Pour jeter les bases de la santé financière à long terme des immigrants récents, nous croyons que le gouvernement du Canada devrait faciliter l'accès à l'éducation financière de base dans le contexte du processus d'immigration. Il pourrait le faire en développant davantage les outils et l'information relatifs à la littératie financière dans le cadre des programmes et initiatives qui ciblent cette population.

RECOMMANDATION 13 Le Groupe de travail recommande que le gouvernement du Canada fournisse aux immigrants récents des renseignements financiers et des services d'éducation financière adaptés à leurs besoins, dans le cadre des services d'orientation offerts au Canada et à l'étranger, du Programme d'établissement et d'adaptation des immigrants et du Cours de langue pour les immigrants au Canada.

[TRADUCTION]
« Les organisations à but non lucratif jouent un rôle important car ce sont des organisations communautaires de confiance – cet aspect est essentiel au succès d’initiatives axées sur la capacité financière. Elles peuvent offrir de nombreux services et points de contact à des clients difficiles à rejoindre et être des sources d’avis et de conseils fiables, contrairement aux fournisseurs du secteur privé qui cherchent surtout à vendre leur produit. Toutefois, cela nécessitera beaucoup d’appui et de ressources pour renforcer les capacités des organisations dans ce domaine. »

— Université de Winnipeg

Ressources pour le secteur bénévole

De nombreux organismes du secteur bénévole jouent un rôle crucial dans la prestation de l’information et de l’éducation financières, en particulier auprès des Canadiens à faible revenu qui n’ont pas les moyens d’accéder aux outils, services et conseils financiers au grand public. Étant donné l’ampleur et l’omniprésence du secteur bénévole canadien, sans compter l’importance des services qu’il offre aux Canadiens les plus vulnérables, nous accordons beaucoup d’importance à la place qu’il doit occuper dans la stratégie nationale.

Tout au long des consultations, nous avons reçu les témoignages de plusieurs organisations bénévoles qui sont déjà actives dans la prestation d’information et de formation en littératie financière. La plupart nous ont signalé que la demande envers leurs services dépasse leur capacité à les fournir. Les organismes de services sociaux comptent beaucoup sur le financement de l’État – 66 % de leurs revenus, en moyenne, proviennent de sources publiques, le reste venant de dons privés et d’autres sources25.

[TRADUCTION] « Nous croyons qu’une autorité publique centrale qui prêche le leadership par l’exemple devrait appuyer les organisations communautaires et les institutions publiques qui seraient appelées à fournir des ressources et des programmes de littératie financière aux communautés et aux différents segments de la population. »

— Investor Education Fund


Dans ce contexte, nous recommandons que les différents paliers de gouvernement agissent sur deux fronts pour venir en aide aux Canadiens par l’entremise du secteur bénévole.

Premièrement, les gouvernements devraient mettre des fonds à la disposition des organisations du secteur bénévole afin qu’elles puissent offrir des services de littératie financière qui viendraient compléter les programmes et les priorités de l’État. Le gouvernement du Canada, notamment, a établi des partenariats avec des centaines d’organisations bénévoles qui assurent la prestation de programmes et de services en son nom, dont (pour ne citer que ces exemples) le Programme d’établissement et d’adaptation des immigrants et le Programme canadien pour l’épargne-études (Ressources humaines et Développement des compétences Canada). Le gouvernement devrait donc étudier différents moyens d’ajouter la littératie financière parmi les critères régissant la prestation de services en vertu de ces programmes.

[TRADUCTION] « Dans notre travail avec des organisations communautaires, nous avons été témoins de la façon dont la littératie financière s’est avérée une pratique éprouvée et efficace pour accroître la stabilité et l’indépendance financières. Ce succès est, dans une large mesure, attribuable aux stratégies qui fournissent l’accès et l’aide nécessaires aux populations marginalisées et vulnérables, y compris les Autochtones, les immigrants récents et les personnes à faible revenu. »

— Centraide (Winnipeg)

Deuxièmement, bien que les programmes nécessaires à la prestation des services soient en place, nous savons que de nombreuses organisations bénévoles n’ont pas de personnel possédant les connaissances financières requises. Les gouvernements devraient donc jouer un rôle de facilitateurs en aidant ces organisations à acquérir les ressources qui leur permettront d’offrir des services d’information et d’apprentissage ainsi que des conseils à un plus grand nombre de Canadiens nécessitant des connaissances financières de base.

Les activités de consolidation des capacités pourraient comprendre la formation et le perfectionnement du personnel, la mise en commun de l’information et des connaissances par les différents intervenants et une conférence annuelle consacrée au perfectionnement professionnel. Les gouvernements pourraient décider de débuter par un projet pilote qui aurait pour but de confirmer que les cours de littératie financière qui sont offerts sont utiles et pertinents et que les organisations bénévoles qui fournissent ces services possèdent les capacités nécessaires. On encourage également les gouvernements à former des partenariats avec des entreprises, au besoin, pour renforcer les capacités des organisations du secteur bénévole.

RECOMMANDATION 14 Le Groupe de travail recommande que le gouvernement du Canada et les gouvernements provinciaux et territoriaux accordent une aide financière au secteur bénévole afin d’appuyer sa capacité à offrir de l’information, des activités d’apprentissage et des conseils financiers aux Canadiens.
Renforcement des capacités des Premières Nations

Certaines organisations des Premières Nations au Canada – l’Association des agents financiers autochtones du Canada, l’Assemblée des Premières Nations et le Centre national pour la gouvernance des Premières Nations, par exemple – aident les communautés des Premières Nations à se doter des capacités économiques nécessaires pour réaliser leur plein potentiel. Ces organisations, au nombre desquelles figurent des sociétés d’État tout comme des organismes à but non lucratif, comptent des professionnels autochtones expérimentés et instruits qui offrent leurs services partout au pays.

[TRADUCTION] « Lorsque vous prévoyez communiquer avec des populations autochtones/inuit, vous devez les laisser s’exprimer. Nous devons donc investir des ressources […] dans ces populations et elles doivent être en mesure de contrôler ces ressources. »

— Centre for Northern Families

Des recherches ont montré que l’acquisition d’aptitudes en matière financière – et en alphabétisation de manière générale – constitue un défi de taille pour les communautés autochtones, qui représentent environ 4 % de la population canadienne26. Les obstacles institutionnels et historiques, la discrimination raciale, des niveaux de scolarisation généralement moins élevés et des barrières culturelles se conjuguent pour entraver leur progrès au sein de l’économie canadienne.

Pour mieux comprendre ce contexte et guider notre réflexion sur la marche à suivre, le Groupe de travail a confié un travail de recherche à Dominique Collin, qui depuis 1982 s’intéresse aux questions entourant l’accès des Autochtones aux capitaux et aux services bancaires, ainsi qu’au développement des institutions et des entreprises autochtones.

…un effort concerté pour renforcer et soutenir les capacités en littératie financière des institutions, des administrations et des institutions financières autochtones de telle façon qu’elles puissent aider à mettre en place des conditions propices à la création de richesse, sans quoi la formation à la littératie financière n’est d’aucune utilité. Cet effort pourrait très bien engendrer un effet secondaire qui serait en fait l’apport le plus important au développement des capacités en littératie financière dans les communautés autochtones, à savoir l’émergence d’un grand nombre de leaders et de modèles capables d’interpréter et de répandre les connaissances financières dans leurs communautés en prêchant par l’exemple et en faisant appel à des modes de communication culturellement appropriés27.

Cette suggestion fait écho à une recommandation formulée par l’Organisation de coopération et de développement économiques en 2009 dans un document consacré à la littératie financière, laquelle précisait que les programmes doivent favoriser la consolidation des capacités financières et « cibler le cas échéant des groupes particuliers et être aussi personnalisés que possible28 ».

Nous convenons que les organisations qui travaillent au sein de nos communautés afin d’accroître les capacités financières des Premières Nations doivent bénéficier des appuis et des ressources nécessaires pour accomplir leur tâche. Le gouvernement du Canada devrait jouer à cet égard un rôle de soutien en travaillant avec les groupes déjà en place, d’abord afin de comprendre leurs besoins, et ensuite afin de renforcer, mettre à profit et/ou soutenir les efforts dont on juge qu’ils contribuent, directement ou indirectement, à accroître les capacités financières des communautés des Premières Nations.

RECOMMANDATION 15 Le Groupe de travail recommande que le gouvernement du Canada soutienne les initiatives de consolidation des capacités qui se déroulent dans les communautés des Premières Nations en offrant aux organisations qui participent à ces initiatives des outils, des moyens de formation et des ressources en littératie financière qui tiennent compte des spécificités culturelles.

14 Lusardi, A. (2008). « Financial Literacy: An Essential Tool for Informed Consumer Choice? » Networks Financial Institute at Indiana State University (document de travail 2008-WP-13). Disponible au site internet du Networks Financial Institute à l'adresse www.networksfinancialinstitute.org/Lists/Publication%20Library/Attachments/125/2008-WP-13_Lusardi.pdf

15 Garman, T. (2007). « Workplace Productivity and Financial Literacy. » Disponible à l'adresse www.georgiaconsortium.org/research.aspx; Shepell-fgi Research Group. (2009). Financial Distress Impacts Health and Productivity: Employees Turning to EAP for Help. Printemps. Disponible à l'adresse www.shepellfgi.com/EN-US/AboutUs/News/Research%20Report/index.asp

16 Desjardins Sécurité financière. (2006). « Un jardin parfait : Psychologie de la retraite. » p. 9. Disponible à l'adresse www.desjardinsassurancevie.com/fr/evenements-vie/penser-retraite/pages/resultats-sondages-repenser-retraite.aspx?navigation=fn_changelangue

17 Organisation de coopération et de développement économiques. (2005). Pour une meilleure éducation financière : Enjeux et initiatives. Disponible à l'adresse www.oecd-ilibrary.org

18 Morrison, W., et R. Oxoby. (2010). « Étude économique utilisant des expériences en laboratoire pour examiner les aspects comportementaux des décisions relatives à l'épargne. » Document de recherche préparé à l'intention du Groupe de travail sur la littératie financière. Disponible à l'adresse www.litteratiefinanciereaucanada.com

19 Ipsos Reid. (2009). CSA Investor Index 2009: Final Report. Disponible au site internet des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) à l'adresse www.securities-administrators.ca/uploadedFiles/General/pdfs/CSA%20Investor%20Index%202009%20Final_EN.pdf?n=6519. Un résumé français du rapport est disponible à l'adresse www.autorites-valeurs-mobilieres.ca/uploadedFiles/General/pdfs_fr/CSA%20Investor%20Index%202009%20Executive%20Summary_FR.pdf

20 Kramer, M., J. Rogers et E. Kaznowska. (2010). The Illiteracy of the Literate: The Lack of Financial Aid Knowledge among Canadian University Students. Ottawa : Alliance canadienne des associations étudiantes.

21 Ressources humaines et Développement des compétences Canada. (2009). « Programme canadien de prêts aux étudiants. » Disponible à l'adresse www.rhdcc.gc.ca/fra/apprentissage/subventions_etudes/pcpe.shtml

22 Environics Institute. (2010). Urban Aboriginal Peoples Study: Main Report. Toronto : Environics Institute. Disponible à l'adresse uaps.twg.ca/wp-content/uploads/2010/04/UAPS-FULL-REPORT.pdf

23 Affaires indiennes et du Nord Canada. (2009). « La Stratégie pour les Autochtones vivant en milieu urbain – Document d'information. » Disponible à l'adresse www.ainc-inac.gc.ca/ai/index-fra.asp

24 Social and Enterprise Development Innovations (SEDI). (2008). « Éducation financière : Ressources pour les nouveaux arrivants au Canada. » Printemps. Disponible à l'adresse www.sedi.org/DataRegV2-unified/sedi-Reports/FINAL%20newcomers%20French.pdf

25 Ibid.

26 Statistique Canada. (2006). Recensement. Disponible à l'adresse www12.statcan.ca/censusrecensement/index-fra.cfm

27 Collin, D. (2010). « La littératie financière chez les Autochtones au Canada : Enjeux et orientations. » Waterstone Strategies. Document de recherche préparé à l'intention du Groupe de travail sur la littératie financière. Disponible à l'adresse www.litteratiefinanciereaucanada.com

28 Organisation de coopération et de développement économiques. (2009). Projet de l'OCDE sur l'éducation financière et son Réseau international sur l'éducation financière. Paris, France. Disponible à l'adresse www.oecd.org/dataoecd/57/12/44965838.pdf